Merehau ANASTAS

Rapporteure d'atelier, Polynésie française

Merehau TEAVAI-ANASTAS est chargée de mission en langues polynésiennes au Ministère de la culture et de l’environnement de Polynésie française. Elle a été précédemment Chargée des relations publiques pour le marketing de la Perle de Tahiti (1997-2008) et chargée de mission et conseiller technique pour le gouvernement de Polynésie française (1999 – 2014).  Son cœur d’activité consiste en l'étude des textes anciens des traditions orales de la région polynésienne.

10:30 – 11:30

MoCA Mardi 26 octobre 2021

Atelier 3 : Structures d’appui linguistique

Les structures d’appui linguistiques des Outre-mer face à deux enjeux majeurs : la professionnalisation des acteurs culturels et l’enseignement des langues à un public adulte
1. Quel statut et quelle formation pour les collecteurs-transcripteurs-traducteurs-valorisateurs du patrimoine oral des langues des Outre-mer ?
Dans l’ensemble des Outre-mer, différentes structures d’appui linguistiques ont été mises en place pour mener une politique linguistique à l’échelle du territoire, visant à la défense et la valorisation des langues locales. Le statut, les moyens et le rayon d’action de chaque structure varient selon les spécificités de chaque Outre-mer. En leur sein, des acteurs culturels collectent le patrimoine oral, transcrivent, archivent, traduisent, participent à l’équipement, à la valorisation et à la transmission des langues d’Outre-mer. Or, à ce jour, il n’existe ni métier dédié, ni corps spécifique, ni formation qui reconnaissent l’ensemble de leurs compétences transversales. Il devient urgent de réfléchir à de véritables dispositifs de formation, de professionnalisation et de reconnaissance de ces acteurs culturels essentiels.
2. Les cours de langues pour adultes, nouvelle priorité des structures d’appui linguistiques des Outre-mer ?
L’apprentissage des langues locales dans l’Outre-mer se fait principalement au sein de l’éducation nationale, à destination d’un public scolaire. Or de nouveaux besoins émergent dans les territoires. Ce sont aujourd’hui des adultes qui souhaitent apprendre ou réapprendre les langues des Outre-mer (pour des raisons professionnelles, amicales, familiales). Des organismes de formation continue privés seraient en mesure de se positionner. Mais n’est-ce pas plutôt aux acteurs publics que sont les structures d’appui linguistiques des Outre-mer de se saisir de cet enjeu ? Car, au-delà de l’apprentissage de la langue elle-même, les cours pour adultes participent à une meilleure intégration et cohésion sociale dans les Outre-mer.